Social, Santé, Solidarité, Culture & Vie Associative


Santé


La pénurie de professionnels de santé est un problème extrêmement important, complexe, qui nous préoccupe tous. Elle concerne non seulement les médecins, mais également les dentistes et les kinés, voire les infirmières.

À la Voulte, nous avons actuellement quatre médecins. Le problème, en 2028, un voire deux médecins vont partir. Nous avons donc une trentaine de mois pour réagir.

Il nous semble impossible aujourd'hui de construire une maison de santé pour des réseaux administratifs. Et d'autre part, les subventions attribuées pour la construction de ces besoins de santé vont être diminuées, voire disparaître. C'est le cas de celle de l'ARS.

Que proposons-nous donc ? En ce qui concerne la maison médicale, nous avons privilégié l'utilisation du bâti existant. Plusieurs possibilités existent. Nous les avons étudiées, mais je ne vous en dirai pas plus aujourd'hui, car nous n'avons pas toutes les clés en main.

Concernant la pénurie de médecins, c'est un problème majeur puisque national. Plusieurs pistes sont à l'étude pour pouvoir trouver deux médecins. Vous me direz pourquoi deux médecins. La génération des baby boomers va progressivement disparaître et la natalité est en baisse dans notre pays. Donc dans une dizaine, quinzaine d'années, le problème sera moins crucial.

Nous avons quatre solutions :
  • 1. Nous pouvons envisager des salariés des médecins. Cette solution était inenvisageable à mon époque, mais elle séduit de plus en plus de jeunes couples de médecins. Encore faut-il que la vie soit attrayante.
  • 2. La deuxième possibilité, c'est d'aider les médecins actuels dans leur cabinet en favorisant l'arrivée de confrères, en payant par exemple la location ou sous d'autres formes.
  • 3. La troisième possibilité, trouver ou prendre des médecins hospitaliers ou des internes en vacations. Mais cette solution n'est pas pérenne parce que les internes ne peuvent pas rester plusieurs années.
  • 4. La dernière possibilité, s'associer avec d'autres communes afin de potentialiser les structures existantes.

Vous voyez, nous avons donc beaucoup travaillé, mais nous ne cachons pas la difficulté de la tâche et nous ne faisons pas de promesses utopiques. Une dernière chose dont je n'ai pas parlé, c'est l'arrivée de l'IA qui va profondément modifier les pratiques médicales dans les dix ans qui viennent.


Sociàl et Solidarité


Voici le point de départ de notre projet, que nous enrichirons pendant les 6 années de mandats, pour répondre aux mieux aux besoins de la population, avec comme fil conducteur, les valeurs qui nous sont chères : la solidarité et la justice

Nous ne souhaitons pas d’une solidarité compartimentée où chacun travaille de son côté. Pour cela il est nécessaire :

  • De positioner le CCAS comme acteur de coordination sociale afin qu’aucune personne vulnérable ne soit oubliée, pour optimiser les ressources (par ex que 3 associations différentes proposent le même service au même endroit, tout en laissant d’autres besoins non couverts)
  • De promouvoir une gouvernance participative. Le CCAS dispose d’un CA paritaire (élus et représentants d’assocations) mais il est possible, pour aller plus loin dans le participatif de mettre en place
    • des comités d’usagers (par ex pour évaluer la qualité des services)
    • des budgets participatifs sociaux en allouant une somme d’argent que les citoyens utilisent pour financer des projets solidaires (ex ; creation d’un Jardin partagé),
    • créer des sessions de travail collaboratives pour résoudre les problématiques rencontrées par les voultains (Labos d’innovation sociale comme les ateliers design thinking)
“Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin”

L’objectif est simple: renforcer la coopération entre les acteurs de la solidarité. L’action sociale menée doit être collective et conduite avec tous. Cela permettra de répondre aux besoins reels , de redonner le pouvoir d’agir aux habitants et, de ce fait, d’améliorer les accompagnements proposés aux voultains.

Nos Aînés


Parler de solidarité c’est également parler de nos aînés (35% de la population voultaine est âgée de plus de 60 ans*)

Vieillir dans notre commune ne doit pas être synonyme d’isolement mais de sérénité et de partage. Notre engagement pour les seniors repose sur plusieurs axes :

  • Le premier, rompre l’isolement : nous ne nous contenterons pas de gérer la dépendance, nous allons cultiver le lien.

Tout d’abord en rejoignant la mobilisation nationale contre l’isolement des âgés (MONALISA) afin de renforcer le tissu relationnel en favorisant les initiatives bénévoles à destination des seniors (visite de courtoisie, accompagnement à la promenade etc)

Également en organisant des évènements collectifs pour favoriser le lien social (ateliers artistiques, accès à la culture, repas de Noël…)

  • Le 2ème , préserver l’autonomie et faciliter le quotidien de nos aînés avec par exemple le service de portage de repas à domicile, en développant le transport solidaire, par la mise en place d’ateliers diversifiés (sur la mémoire, les chutes, la diététique…)

Lutter contre l’excusion


Parce que la précarité n’est pas supportable, nous devons mener une gestion qui nous permettra d’être réactif en agissant sur 2 fronts : L’urgence (le curatif) et l’accompagnement durable (le préventif) Il nous faut :

  • Veiller à l’accès aux droits (domiciliation, instruction des demandes d’ aides sociale MDPH, APA, RSA, )
  • Soutenir par les aides financières ponctuelles sous conditions (ex aide à l’achat alimentaire, aux impayés de loyer; aide à la mobilité (ex : tickets de transport…) mise en place de micro-crédit social pour financer un projet (ex : permis de conduire)
  • Lutter contre l’isolement social par la proposition, entre autres, d’ateliers collectifs (ex : cuisine partagée..) pour recréer du lien.
  • Agir via le Logement par la gestion d’appartements temporaires, d’urgence, saisonniers…


Afin de réaliser ce projet nous ne naviguerons pas à vue. Nous allons d’abord définir un projet social communal en nous appuyant sur les analyses des besoins sociaux (ABS)
Il nous faut aussi travailler à sécuriser les moyens financiers du CCAS avec d’autres sources en répondant activement aux appels à projet.

Voter pour notre liste c’est choisir une action sociale qui ne se contente pas de réparer, mais qui anticipe, accompagne et rassemble.

Travaux, voirie et environnement